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Le G5 Sahel à l’école de la Force Multinationale Mixte FMM à N’Djamena.

Les chefs d’états-majors du G5 Sahel ont été reçus le vendredi 10 novembre 2017 par le commandant de la force multinationale mixte au quartier général de cette force à N’Djamena, le Général Major Lucky Irabor. Il s’agit des chefs d’états-majors du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de la Mauritanie, les cinq pays qui constituent la force mixte dénommée G5 Sahel.

L’objectif de cette visite, selon le chef d’Etat-major du Mali interrogé par la Radio Dandal Kura Radio international  N’Djamena, est de s’imprégner et s’inspirer de la façon dont opère la Force Multinationale Mixte, FMM, depuis février 2016 pour dupliquer cette expérience au G5 Sahel.

A l’issue des entretiens avec leur hôte, les chefs d’Etats-majors se sont dits satisfaits de la présentation  très intéressante et enrichissante qui a été faite par la Force Multinationale Mixte sur son mode opératoire. Selon le chef d’Etat-major du Niger auprès de G5 Sahel, Seyni Garba, les commandants et les chefs d’Etats-majors du G5 Sahel tireront profit de la façon dont la FMM est entrain de conduire les opérations au niveau du Lac Tchad.

Coup d’œil sur l’amélioration de la situation dans le bassin du Lac Tchad par la FMM

Interrogé sur la question, le chef d’Etat-major du Niger, Seyni Garba, dit que beaucoup de travail a été fait par la Force Multinationale Mixte et se dit très satisfait des résultats obtenus par la force conjointe mise en place par les chefs d’Etats concernés depuis juin 2015. Il a ajouté que le constat est clair sur l’amélioration de la situation sécuritaire dans le bassin de lac Tchad. Selon le général de division, Seyni Garba, Boko Haram est affaiblit, même s’il n’est pas totalement encore éradiqué. Il y a espoir que la population locale du la Tchad reprenne sa vie comme avant et qu’elle exerce ses activités créatrices de revenus, c’est-à-dire l’agriculture et l’élevage.

La réunion du Comité de défense du G5 Sahel à N’Djamena

Les chefs d’état-major des forces armées des pays du G5 Sahel participaient à la réunion du comité de défense. Cette réunion de la force conjointe dans la capitale tchadienne s’est tenue du  9 au 11 novembre 2017 en deux formats : le format défense et le format  sécurité. Le format défense a regroupé les chefs d’états-majors généraux des armées des cinq pays membres et le format sécurité a regroupé les directeurs généraux des polices nationales.

Pour le président du format défense de ces assises de N’Djamena, le Chef d’état-major des armées du Tchad, les états et les différents partenaires sont conscients de l’importance de cette force et de la nécessité  de lui accorder le soutien dont elle a besoin pour combattre le terrorisme.

Le président de la commission sécurité, le contrôleur général de la police malienne, a fait le constat de regain d’insécurité qui annihile tous les efforts de développement et expose les populations et les états à la précarité, source de violences, d’extrémisme religieux, de trafic de drogue et des troubles sociaux. Il a souligné la nécessité d’une synergie pour une coopération transfrontalière.

Le contrôleur général de la police malienne a appelé les pays du G5 Sahel à mettre  en place un double dispositif, à savoir : accroitre l’efficacité des services des renseignements, d’une part  et d’autre part, une forte sensibilisation des populations. Il a en outre proposé un document  permettant d’envisager les grandes lignes directrices pour une stratégie-frontière du G5 Sahel.

Au terme de cette sécession ordinaire du comité de défense du G5 Sahel, les deux formats ont mis en commun les résultats de leurs travaux. Le chef d’état-major général des armées du Mali et président du comité de défense du G5 Sahel a estimé que désormais, il s’agit de donner des orientations claires au commandant de la force conjointe qui, avec les partenaires pour définir le mécanisme et le cadre général dans lesquels les opérations seront menées.

La rédaction de Dandal Kura Radio International