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CEMAC : Libre circulation des personnes et des biens acquise sur le papier

Les frontières sont tombées, sur les papiers, dans l’espace de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, CEMAC. Selon le communique final de ces assises, c’est une résolution adoptée à l’unanimité par les chefs d’états de la communauté.

Les dispositions prises pour la concrétisation de la mesure

Deux dispositions sont prises pour accompagner la mise en œuvre de cette mesure. A savoir, le règlement des arriérés dus à INTERPOL. La banque des états de l’Afrique centrale doit prélever du Fonds de développement de la Communauté la somme de 1,7 milliards pour le paiement de ces arriérés d’INTERPOL dans le cadre de la sécurisation des frontières de la communauté.

Toujours en vue de sécuriser les frontières, des instructions ont été donnes à la commission de la CEMAC pour la création des postes sécurisés aux frontières en vue de réserver le bénéfice de la mesure exclusivement aux ressortissants des pays de la communauté.

La libre circulation dans la CEMAC : La pierre d’achoppement vole en éclat

La libre circulation des personnes et des biens remonte à juin 2013. Une résolution du sommet des chefs d’état de cette année décide de la suppression des visas pour les ressortissants dans l’espace communautaire. Plusieurs raisons sont à la base du retard enregistre de quatre ans pour faire tomber les frontières a l’intérieur de la communauté, au bénéfice de ses ressortissants. Comme le dit Serge Loungou dans la revue belge géographique, en ligne, il s’agit des mythes de l’invasion démographique, de la spoliation économique et de la perversion sociale associée à la délinquance d’origine étrangère. Fortement ancrées dans les consciences nationales, ces représentations s’expriment à travers des politiques migratoires et des pratiques frontalières particulièrement discriminatoires à l’égard des ressortissants de la sous-région.

La décision unanime des chefs d’Etats de de la CEMAC de faire sauter, finalement les frontières, faire à la communauté un bon pour rattraper le temps perdu.

La rédaction de Dandal Kura Radio Internationale