Entretien

Le point sur la situation du cancer au Tchad

On compte plus de 300 cas de cancers au Tchad chaque année et  plus de 200  dans la région du lac soit trois quart du taux national. C’est dans une déclaration hier d’un spécialiste du cancer au Tchad, Dr Adoum Ai Garandi, Coordinateur National du Programme Cancer Tchad, A propos Dandal Kura Radio International Ndjamena vous propose le complet de cet entretien exclusif.

Dandal Kura Radio International : Dr Adoum Ali Garandi, c’est quoi le cancer ?

Dr. Adoum Ali Garandi : Le cancer est une maladie très dangereuse qui provient des  cellules. Et la cellule c’est l’élément essentiel qui constitue l’organisme de tous les organes. Cette cellule est sous les effets chimique ou hormonale ou bien d’autre à se proliférer et envahie tous l’organisme et donne la mort. La définition facile du cancer.

Dandal Kura Radio International : Quels sont les principaux types de cancer au Tchad ?

Dr. Adoum Ali Garandi : Au Tchad, on peut trouver tous les types des cancers mais il y a une certaine priorité sur certains types de cancers par exemple le cancer de seins qui sont très fréquent chez les femmes qui est le premier au Tchad, suivi de cancer de la vessie qui est directement liés avec la bilharziose urinaire. Le troisième est le cancer de foi qui est liée à l’hépatite C et B et également la phyto protéine. Le quatrième est le Cancer de col de l’utérus chez les jeunes femmes. D’une façon générale ces cinq types de cancer prédominent au Tchad et aussi dans la région du lac. Il faut aussi signaler que le trois quart de cancer au Tchad se trouve dans la région du Lac. C’est pourquoi nous avons porté au savoir de l’organisation de la commission du Bassin du Lac Tchad pour ouvrir les yeux sur ce qui se passe.

Dandal Kura Radio International : Vous avez dit que le trois quart du cas de cancer au Tchad se trouve dans la région du Lac, cela peut être estimé à combien?

Dr. Adoum Ali Garandi : En fait chaque année, ce que j’ai à mon niveau est au moins 300 cas de cancer confondus dont le cas prédominant est celui de cancer de sein. Ce cancer est prédominant en ce sens qu’aujourd’hui nous avons une utilisation abusive des engrais. Les engrais font partie de groupe des perturbateurs endocriniens elle est suivi également avec des métaux lourds  que quatre chercheurs Tchadiens ont remarqué le taux élevé de métaux dans l’eau au niveau de nos deux fleuves et aussi dans la région de Lac Tchad.

Dandal Kura Radio International : Comment peut-on éviter le cancer de sein comme il est prédominant ?

Dr. Adoum Ali Garandi : D’abord il faut éviter tout contact avec les produits chimiques. Ensuite en ce qui le comportement humain il faut que les jeunes femmes fassent ce qu’on appelle l’autopalpation pour détecter t la tumeur dès le début. Quand la tumeur est détectée dès le début, elle a 90 pour cent la chance d’être guéri mais quand la tumeur arrive à un stade très avancé la chance d’être guéri aussi diminue.

Dandal Kura Radio International : Comment une femme analphabète en brousse peut-elle savoir qu’elle a une tumeur qui peut conduire au cancer?

Dr. Adoum Ali Garandi : Bon aujourd’hui, on sait que dans les campagnes, l’analphabétisme est à 90 % et ça c’est un handicap très majeur. Déjà pour une femme, le fait d’avoir senti des douleurs ou des seins qui se gonflent a certains âge il faut déjà penser q se rendre à un structure sanitaire le plus proche.

 Dandal Kura Radio International : Quel message lancez-vous a toutes les couches sociales pour éviter le cancer ?

Dr. Adoum Ali Garandi : Pour éviter cette maladie je dis ceci, il faut bien manger les aliments naturels et éviter les contacts avec les produits cancéreuses et il faut aussi respecter la nature sinon elle se tournerait contre nous.

Dandal Kura Radio International : Es ce que le traitement de cancer prend du temps ?

Dr. Adoum Ali Garandi : En matière de traitement, le cancer coute très cher et ça prend beaucoup du temps et les médicaments coutent aussi chers. Si le cancer est à un stade avancé, il peut même causer un déséquilibre au sein de la famille et l’appauvrit. C’est pourquoi j’ai toujours dis lutter contre le cancer c’est lutter contre la pauvreté du fait que ça entraine vraiment beaucoup des dépenses.

Dandal Kura Radio International : Pouvez-vous nous donner une estimation sur le traitement du cancer de sein au Tchad ?

Dr. Adoum Ali Garandi : Au Tchad, le taux du traitement de cancer de sein peut aller autour de un million et avec la situation d’aujourd’hui, un million pour une famille c’est trop lourd.

Dandal Kura Radio International : N y a-t-il pas des subventions de l’Etat ?

Dr. Adoum Ali Garandi : II n y a pas des subventions de l’Etat jusqu’à présent, le programme étant jeune, c’est en ce moment que nous cherchons à mettre les choses en place et voir les partenaires s’ils peuvent nous aider en ce sens.

Dandal Kura Radio International : Quel message d’aide lancez-vous aux partenaires ?

Dr Adoum Ali Garandi : Je pense qu’il faut que les partenaires s’impliquent. Nous avons déjà fait un effort en créant le programme Cancer en 2014, en 2016 on a fini le plan cancer. Nous sommes aujourd’hui parmi les dix premiers pays d’Afrique qui ont le Plan cancer. Il faut appuyer le gouvernement sur ce genre d’effort et nous n’avons pas jusqu’à là un centre de traitement tant bien même qu’un partenaire s’est prononcé pour construire ce centre donc i faut suivre ce dossier.

La rédaction de Dandal Kura Radio International Ndjamena.